Ecole Européenne de Droit : Ou comment sélectionner les étudiants à l’Université Toulouse 1 Capitole !

L’UNEF dénonce le vote encouru mardi 16 décembre 2014 au Conseil d’administration de l’Université Toulouse 1 sur la création d’une école européenne de droit qui vient d’être votée avec l’opposition de tous les élus étudiants du CA.

Le rôle de l’université n’est pas de sélectionner sur des facteurs discriminants

L’Université Toulouse 1 Capitole par ce vote décide de sélectionner sur des critères discriminants ses étudiants.

En effet, l’exigence d’un niveau de langue bilingue à l’entrée de cette école est un facteur lourdement discriminant : toutes les familles n’ont pas les moyens financiers de permettre à leurs enfants des stages linguistiques ou des cours particuliers. De fait, sélectionner les étudiants sur leur niveau en langue à l’entrée de cette école est socialement discriminant.

De plus, en fixant un tarif de 750€ l’année de formation pour le seul diplôme universitaire actuellement présent dans cette école, s’ajoute à la discrimination sociale une discrimination financière : Tous les étudiants n’auront pas les moyens d’accéder à ce diplôme.

L’école européenne : Une école antidémocratique ?

Alors que l’ensemble des composantes des universités sont démocratiques et disposent d’élus étudiants, l’école européenne de droit est une instance qui ne dispose d’aucun élu ou représentant étudiant. De plus l’instance dirigeante de cette école le « COS » pour Comité Stratégique d’Orientation ne dispose d’aucun membre élu mais nommé par le président de l’Université. Ainsi, le pouvoir se concentre dans les mains d’une  personne, balayant les notions de démocratie et de représentativité, ce qui est à l’opposé de toutes les valeurs qui forgent l’enseignement supérieur français et de façon générale le service public. La création de cette école tend à rapprocher les universités des établissements privés.

Une sélection masquée par des critères jugés objectifs et une gestion de l’institution des plus opaques ne sont pas une solution pour l’enseignement supérieur français, et vont à l’encontre des logiques de démocratie et de transparence.

L’université ne doit pas se scinder en un parcours à deux vitesses ainsi, l’Université Toulouse 1 Capitole avec le vote de ces statuts est en train de créer un fossé qui accentuerait les discriminations sociales préexistantes à l’entrée dans l’enseignement supérieur.

L’UNEF interpelle le ministère de l’ESR sur la transformation que cette école opère sur l’université Toulouse 1 Capitole qui crée une université à deux vitesses.

L’UNEF dénonce ce système élitiste, discriminant et opaque que met en place l’Université Toulouse 1 Capitole !

L’Université Paul Sabatier refuse de voter son budget !

Ce lundi 15 décembre 2014 le conseil d’administration de l’université Paul Sabatier devait voter son budget. Au même moment a eu lieu un rassemblement devant le CA contre l’austérité dans le budget de l’enseignement supérieur, rassemblement organisé par l’intersyndicale de l’UPS. Le rassemblement a pu entrer dans le CA afin d’exprimer les inquiétudes des personnels et étudiants sur un budget de l’université largement insuffisant et a appelé à voter contre le budget ou à le reporter. Le rassemblement a laissé le CA débattre du budget. Le CA de l’UPS a décidé à l’issue de ces débats de reporter le vote de ce budget car insuffisant et par manque de garantie de la part de l’Etat.

Report du budget de l’université : un signal politique fort

Le CA de l’UPS, par ce report du vote du budget, en accord avec la mobilisation de l’université, envoie un signal politique fort au gouvernement sur le manque de moyens à l’université Paul Sabatier. Le CA a joint à cette décision une motion (ci-joint en bas de l’article).

En effet depuis les dernières semaines nous avons assisté à un aller-retour du gouvernement sur le budget des universités : l’annonce d’un budget en baisse par rapport à l’inflation, le vote des députés qui ampute de 70 millions d’euros le budget de l’ESR et l’annonce de François Hollande de revenir sur cette coupe budgétaire jette un flou sur la priorité de ce gouvernement.

Une mobilisation toulousaine qui prend de l’ampleur :

Après l’envahissement du CA budgétaire de l’IEP de Toulouse, le vendredi 5 décembre, par des étudiants, pour protester contre la hausse des frais d’inscription, l’envahissement du CA budgétaire de l’université Jean Jaurès contre le désengagement de l’état et le report du vote du budget de Paul Sabatier, aujourd’hui, la situation budgétaire des établissements publics de la ville de Toulouse est de plus en plus tendue.

L’UNEF demande au rectorat de répondre aux revendications des mobilisations des étudiants et des personnels sur les questions budgétaires des établissements publics de Toulouse.

L’UNEF demande un investissement dans le budget de l’ESR pour les universités toulousaines en particulier pour l’UT2, l’UT3 et l’IEP.

Motion voté à l’unanimité lors du CA de l’université sur le report du vote

Un coup d’arrêt au déménagement de Sciences-po Toulouse : La mairie contre l’intérêt des étudiants !

Alors que les travaux pour déménager Sciences-po Toulouse , prévus depuis des années étant donné la vétusté des bâtiments qui ne permettra plus d’accueillir d’étudiants dès la rentrée 2016, au bâtiment du Bazacle sur le quai Saint Pierre devaient commencer en août avec un budget et un calendrier précis , la Mairie de Toulouse s’est opposée à ce projet dans les négociations, aboutissant ainsi à la non délivrance du permis de construire par la préfecture ce mercredi 17 juillet. Continuer la lecture

Une victoire de plus : la compensation annuelle à UT1 !

L’UNEF obtient de nouveaux droits pour les étudiants !

         Après de nombreuses victoires telles que la suppression des matières sauteuses, la diminution du nombre d’étudiants en groupe de TD (travaux dirigés) ou encore la mise en place d’une passerelle permettant aux étudiants ayant obtenu la moyenne en première année de médecine de se réorienter plus facilement en accédant directement à une seconde année de droit, l’UNEF obtient la compensation annuelle à l’Université Toulouse 1 Capitole. Ce dispositif permettant à un étudiant de compenser deux semestres consécutifs n’était en effet plus applicable aux étudiants de cette université depuis le passage au système LMD (licence, master, doctorat). Dorénavant, un étudiant qui a par exemple 12/20 à un semestre et 8/20 à l’autre obtient une moyenne générale de 10/20 sur l’année universitaire et valide ainsi ses deux semestres. Cela permet de prendre en compte la progressivité de l’étudiant et de l’évaluer sur l’ensemble de l’année universitaire.

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