Enième affiche de soirée sexiste à l’université : stop à la banalisation des pratiques sexistes !

L’association des étudiants en kinésithérapie (ATEK) a récemment fait la promotion d’une soirée kiné-ostéo en propageant une affiche sexiste (en PJ) qui représente une femme-objet, quasi nue et déguisée en “mère noël sexy”.

Cette affiche est sexiste car :

  • la nudité de la femme présente sur l’affiche ne sert qu’à vendre la soirée
  • elle contribue à la pression que subissent les femmes concernant leur apparence en présentant une femme qui correspond exactement aux stéréotypes de beauté

Nous tenons à rappeler que le sexisme existe à l’université comme dans la société en général : remarques sexiste, accès inégal aux postes à responsabilité, harcèlement, orientation parfois inconsciente vers des filières “de fille” ou “de garçon”, agressions sexuelles… La marchandisation du corps des femmes à travers ce genre d’affiches ne fait que renforcer les stéréotypes genrés et le sexisme qui en découle.

L’UNEF tient à dénoncer le sexisme et les oppressions en général sous toutes leurs formes et regrette que certaines associations étudiantes contribuent au sexisme ordinaire au lieu de le combattre. Nous regrettons également la contradiction entre les discours de l’AGEMP, ( la fédération d’association à laquelle appartient l’ATEK) qui se donne pour mission de lutter contre les discriminations mais qui dans les faits n’empêche pas ce genre de pratiques de la part de leur réseau.

L’UNEF souhaite interpeller les différents acteurs de la vie universitaire afin de lutter au quotidien contre les discriminations :

  • nous demandons aux universités et établissements de condamner publiquement les pratiques sexistes qui ont lieu en leur sein.
  • les universités et établissements doivent également mettre en place des cadres qui permettent de lutter contre les discriminations et sensibiliser les étudiant-e-s, enseignant-e-s, personnel-le-s.

L’UNEF salue l’initiative des élu-e-s étudiant-e-s de l’Université de Grenoble Alpes qui ont impulsé la mise en place d’une charte contre le sexisme à l’université. Nous souhaiterions que les universités de Toulouse aillent dans ce sens pour lutter durablement contre ces pratiques.

La mobilisation ça paye ! Maintien du tarif jeune dans les transports en commun pour les étudiant-e-s

Ce jeudi 19 novembre, le comité syndical de Tisséo a voté à l’unanimité les nouveaux tarifs qui seront appliqués dès juillet 2017. Le tarif jeune à 10€ par mois ou 100€ par an sera maintenu pour les étudiant-e-s, et les boursier-e-s échelon maximum bénéficieront d’une carte de transports gratuite.

Cette victoire a été arrachée grâce à la mobilisation des organisations de jeunesse. En effet, depuis plus d’un an, l’UNEF et les organisations politiques de jeunesse mènent campagne contre l’augmentation du tarif jeune. Environ 20 000 pétitions signées sur les universités de Toulouse, des interventions lors des réunions publiques organisées par le SMTC-Tisséo, et plusieurs rassemblements auront permis aux jeunes de faire entendre leur refus de la précarité et leur attachement à l’un des tarif les plus bas de France.

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L’UNEF restera vigilante à ce que le tarif jeune ne soit pas à nouveau remis en cause à l’avenir. Cette mobilisation aura tout de même permis de démontrer la réactivité des jeunes lors ce que leurs droits sont menacés.

Alors que les étudiant-e-s ont été épargné-e-s par la hausse du prix des transports en commun, toutes les autres catégories augmentent, notamment les personnes âgées, et les privé-e-s d’emplois.

L’UNEF revendique donc toujours :

  • le maintien du tarif à 10€ par mois pour toutes et tous les jeunes, y compris pour les jeunes actifs.
  • l’extension de ce tarif jeune à tous et toutes les étudiant-e-s quel que soit leur âge.
  • le maintien des tarifs préférentiels pour tous les publics précaires, notamment les privé-e-s et les personnes âgées.

Paul Sabatier : l’université vote un plan d’austérité budgétaire sans précédent

Le mercredi 28 septembre le conseil d’administration de l’université Paul Sabatier a voté en faveur d’un plan de redressement qui comprend notamment le gel de 200 postes et la suppression de 1 500 heures de cours en présentiel. Ces mesures d’austérité viendront s’ajouter aux difficultés déjà existantes sur l’université : locaux dégradés, capacités d’accueil restreintes mises en place à l’entrée de la L1, diminution du nombre d’heures de cours en TD & TP, amphis bondés, emplois du temps surchargés sur une seule journée…

 

L’université Paul Sabatier accueille près de 31 000 étudiant-e-s

un chiffre en constante augmentation d’année en année. L’Etat refuse pourtant de compenser cette augmentation : l’allocation budgétaire par étudiant-e était de 9 900 € en 2012, elle n’est plus que de 9 100 € en 2016.

 

Face à ce désengagement de l’Etat, la réponse de l’université a été le vote d’un plan de redressement qui comprend entre autre le gel de 200 postes et la suppression de 1500 heures de cours en présentiel. L’UNEF s’est opposée à cette mesure qui va dégrader nos conditions d’études et ne permettra pas de répondre à l’augmentation des effectifs sur les prochaines années. En ce sens, l’UNEF soutient la grève des personel-le-s  et enseignant-e-s de l’université qui a eu lieu cette semaine et appelle l’ensemble des étudiant-e-s à se mobiliser pour défendre leurs conditions d’études.

 

Une campagne d’information et de sondage sera effectuée cette semaine auprès de l’ensemble des étudaint-e-s.

 

Nous revendiquons :

  • le retour des TP & TD supprimés en L1
  • un investissement de 6 millions d’euros à destination de l’embauche de personel-le-s administratifs/ves et des licences les plus en difficulté
  • une augmentation des capacités d’accueil en L1, notamment STAPS SDV et SDT
  • un plan de rénovation des locaux
  • la garantie d’une pause méridienne dans l’ensemble des filières

La mairie de Toulouse déclare la guerre a la jeunesse : l’UNEF ne se laissera pas faire!

Le 23 juillet dernier, un article est sorti dans la presse (http://actu.cotetoulouse.fr/payer-selon-ses-revenus-dans-les-transports-en-commun-cest-peut-etre-pour-bientot-a-toulouse_16480/) expliquant que la tarification jeune de Tisseo pourrait être supprimée. Alors que le transport est une part importante et obligatoire dans un budget étudiant, la mairie voudrait supprimer la tarification à 10€/mois. Sous prétexte d’une tarification sociale, la mairie voudrait faire reculer les droits des étudiants. Rappelons que M. Jean-Luc Moudenc ne s’est pas engagé à encadrer les loyers, maintenant, c’est aux transports qu’il s’attaque. Ce serait la preuve d’une politique agressive qui viserait à précariser, encore plus, la jeunesse. Rappelons qu’un étudiant sur deux est salarié et que le coût de la vie augmente plus vite pour les jeunes que pour le reste de la population. Le maire de la deuxième ville étudiante de France devrait comprendre cela et agir en conséquence.

L’UNEF Toulouse – Midi-Pyrénées ne peut pas accepter un tel recul de droits étudiants. La tarification sociale reste un moyen de prendre en compte  les revenus des parents et non la situation propre de chaque étudiant. Ce “tarif social” est infantilisant car il oblige les étudiants, encore une fois, à dépendre de leur parents.

En 2009, après que l’ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen, ait promis lors de sa campagne électorale la gratuité des transports, mais sans aucune action concrète derrière, c’est toute la jeunesse toulousaine, menée par l’UNEF, qui s’est mobilisée, en envahissant le conseil municipal. L’UNEF a donc obtenu un tarif à 10 euros par mois pour tous les jeunes de moins de 25 ans. Aujourd’hui, l’UNEF n’hésitera pas à mobiliser encore une fois, et ne se privera d’aucun moyen d’action, de la pétition à la grève, pour bloquer toute tentative de hausse du tarif jeune.

Il est inacceptable qu’un tel recul des droits étudiants se fasse. L’UNEF restera mobilisée contre ce tarif et demande un démenti de Jean-Michel Lattes, directeur de Tisseo, et Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse.

Nouveaux tarifs en cafétéria au CROUS de Toulouse

Aujourd’hui lundi 22 juin 2015 s’est déroulé le Conseil d’Administration du CROUS de Toulouse – Midi-Pyrénées. Ce CA à voté de nouveaux tarifs en cafétéria pour l’année 2015-2016.

L’UNEF a voté pour la mise en place de ces nouveaux tarifs qui améliorent la visibilité des formules et augmentent les choix disponibles.

Ainsi la formule « Classique » à 2€30 qui était composé d’un sandwich classique et d’un dessert passera l’année prochaine au même prix mais comprendra une bouteille d’eau, ce qui fait 3 éléments au lieux de 2 sans changement de prix ! Même chose pour la formule « Tradi » qui passe néanmoins de 3€10 à 3€20 en rajoutant la bouteille d’eau. Par ailleurs les élus UNEF se sont battus pour supprimer de très nombreuses augmentations de tarifs d’articles à l’unité que le CROUS voulait faire (entre 10 cts et 20 cts d’augmentation par article était prévu). Les élus UNEF ont ainsi réussi à supprimer la plupart de ses augmentations pour les limiter a 2 articles.

Pas de changement pour les 2 autres formules « Américain » et « Gourmand » qui restent au même prix.

L’UNEF se félicite de la mise en place d’une formule sociale, la formule « Classique » qui est 90 cts moins cher que la formule en restaurant universitaire comprenant 3 éléments. L’UNEF a par ailleurs refusé que la formule « Tardi » soit plus cher que le restaurant universitaire.

UT2J Examen annulé: Toutes les revendications entendues ! Victoires des étudiants !

Suite au communiqué de l’Université Jean Jaures affirmant la mise en place de notre dernière revendication (voir notre précèdent CP), l’UNEF est entièrement satisfaite des mesures mises en place.

L’UNEF rappelle à l’Université de rester vigilante sur les cas particuliers qui pourraient se présenter à elle d’étudiants lésés même après l’application des mesures.

L’UNEF tient à remercier tous les étudiants mobilisés qui ont soutenu les revendications !

PETITION: Pour que aucun étudiant ne soit lésé suite à l’annulation d’un examen d’anglais à l’UT2J

Le syndicat étudiant UNEF appelle à un rassemblement devant le Conseil d’Administration de l’Université lors de sa prochaine réunion ayant lieu Mardi 26 mai à 12h derrière le « château » (bâtiment de l’administration)

Retrouvez le lien de l’événement Facebook du rassemblement ici

En attendant vous pouvez signer la pétition et la partager autour de vous !

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Examen annulé à l’université Jean Jaurès : Les étudiantes et etudiants ne doivent pas être pénalisés par une erreur de l’administration !

Jeudi 21 mai un examen de l’université Jean Jaurès a été annulé à cause d’une erreur technique d’organisation. Depuis 2 jours plusieurs médias locaux et nationaux relaient des informations non vérifiées sur cette situation. Suite à un entretien avec le président de l’université Jean Jaurès M. Minovez, l’UNEF a pu se renseigner sur la situation réelle.

En effet suite à une erreur de réservation de salle, l’examen ANPO (Anglais) s’est retrouvé en même temps et dans la même salle que l’examen du DAEU. L’université a décidé de faire passer l’examen du DAEU et d’annuler celui d’anglais. Cette annulation concerne entre 400 et 600 étudiants maximum.

Une solution de validation automatique proposée par l’université

La solution de l’université proposée aux étudiants est la suivante :

–  La note de cette matière doit être composée d’une note de CC (Contrôle continu) et d’une note de CT (Contrôle terminal). Face à cette situation l’université a donc annulé l’examen permettant aux étudiants d’avoir leur note de CT. Dans ce cas une validation automatique de cette matière donne 10 à tous les étudiants en supprimant les notes du CC.

– De plus si les étudiants souhaitent passer aux rattrapages ils peuvent le faire et leur note sera prise en compte uniquement si elle est supérieure à 10.

Une solution incomplète

Cette solution pose les problèmes suivants :

– Elle ne prend pas en compte l’évaluation des CC car cette note est tout simplement supprimée au profit de la note collective de 10.

– Elle oblige les étudiants qui souhaitent avoir une note supérieure à 10 à passer les rattrapages. Ce qui peut être discriminant pour leur poursuite d’étude, car cela sera stipulé sur leur dossier pédagogique.

Face à cette situation l’UNEF demande que la solution de l’université soit améliorée afin qu’aucun étudiant ne se retrouve pénalisé, suite à cette erreur dont la responsabilité repose uniquement sur l’établissement. Le président de l’université M. Minovez affirme qu’il mettra tout en œuvre dans le respect de la règlementation ainsi que des contraintes techniques existantes afin qu’aucun étudiant ne soit lésé suite à cette annulation.

L’UNEF revendique :

– La prise en compte de la note de CC comme note final à cette matière si elle est supérieure à 10 et la note automatique de 10 si la note du CC est inférieur à 10.

– Qu’il ne soit pas spécifié dans le dossier de l’étudiant qu’une note supérieure à 10 obtenue aux rattrapages a été obtenue par ce biais.

Retrouvez notre page Facebook pour suivre la suite de cette mobilisation : Pour que personne ne soit lésé suite à l’annulation de l’examen d’ANPO

Fichier du communiqué de presse : CP UNEF Toulouse – Examen annulé à Jean Jaures 24-05-2015

Ecole Européenne de Droit : Ou comment sélectionner les étudiants à l’Université Toulouse 1 Capitole !

L’UNEF dénonce le vote encouru mardi 16 décembre 2014 au Conseil d’administration de l’Université Toulouse 1 sur la création d’une école européenne de droit qui vient d’être votée avec l’opposition de tous les élus étudiants du CA.

Le rôle de l’université n’est pas de sélectionner sur des facteurs discriminants

L’Université Toulouse 1 Capitole par ce vote décide de sélectionner sur des critères discriminants ses étudiants.

En effet, l’exigence d’un niveau de langue bilingue à l’entrée de cette école est un facteur lourdement discriminant : toutes les familles n’ont pas les moyens financiers de permettre à leurs enfants des stages linguistiques ou des cours particuliers. De fait, sélectionner les étudiants sur leur niveau en langue à l’entrée de cette école est socialement discriminant.

De plus, en fixant un tarif de 750€ l’année de formation pour le seul diplôme universitaire actuellement présent dans cette école, s’ajoute à la discrimination sociale une discrimination financière : Tous les étudiants n’auront pas les moyens d’accéder à ce diplôme.

L’école européenne : Une école antidémocratique ?

Alors que l’ensemble des composantes des universités sont démocratiques et disposent d’élus étudiants, l’école européenne de droit est une instance qui ne dispose d’aucun élu ou représentant étudiant. De plus l’instance dirigeante de cette école le « COS » pour Comité Stratégique d’Orientation ne dispose d’aucun membre élu mais nommé par le président de l’Université. Ainsi, le pouvoir se concentre dans les mains d’une  personne, balayant les notions de démocratie et de représentativité, ce qui est à l’opposé de toutes les valeurs qui forgent l’enseignement supérieur français et de façon générale le service public. La création de cette école tend à rapprocher les universités des établissements privés.

Une sélection masquée par des critères jugés objectifs et une gestion de l’institution des plus opaques ne sont pas une solution pour l’enseignement supérieur français, et vont à l’encontre des logiques de démocratie et de transparence.

L’université ne doit pas se scinder en un parcours à deux vitesses ainsi, l’Université Toulouse 1 Capitole avec le vote de ces statuts est en train de créer un fossé qui accentuerait les discriminations sociales préexistantes à l’entrée dans l’enseignement supérieur.

L’UNEF interpelle le ministère de l’ESR sur la transformation que cette école opère sur l’université Toulouse 1 Capitole qui crée une université à deux vitesses.

L’UNEF dénonce ce système élitiste, discriminant et opaque que met en place l’Université Toulouse 1 Capitole !