Enième affiche de soirée sexiste à l’université : stop à la banalisation des pratiques sexistes !

L’association des étudiants en kinésithérapie (ATEK) a récemment fait la promotion d’une soirée kiné-ostéo en propageant une affiche sexiste (en PJ) qui représente une femme-objet, quasi nue et déguisée en “mère noël sexy”.

Cette affiche est sexiste car :

  • la nudité de la femme présente sur l’affiche ne sert qu’à vendre la soirée
  • elle contribue à la pression que subissent les femmes concernant leur apparence en présentant une femme qui correspond exactement aux stéréotypes de beauté

Nous tenons à rappeler que le sexisme existe à l’université comme dans la société en général : remarques sexiste, accès inégal aux postes à responsabilité, harcèlement, orientation parfois inconsciente vers des filières “de fille” ou “de garçon”, agressions sexuelles… La marchandisation du corps des femmes à travers ce genre d’affiches ne fait que renforcer les stéréotypes genrés et le sexisme qui en découle.

L’UNEF tient à dénoncer le sexisme et les oppressions en général sous toutes leurs formes et regrette que certaines associations étudiantes contribuent au sexisme ordinaire au lieu de le combattre. Nous regrettons également la contradiction entre les discours de l’AGEMP, ( la fédération d’association à laquelle appartient l’ATEK) qui se donne pour mission de lutter contre les discriminations mais qui dans les faits n’empêche pas ce genre de pratiques de la part de leur réseau.

L’UNEF souhaite interpeller les différents acteurs de la vie universitaire afin de lutter au quotidien contre les discriminations :

  • nous demandons aux universités et établissements de condamner publiquement les pratiques sexistes qui ont lieu en leur sein.
  • les universités et établissements doivent également mettre en place des cadres qui permettent de lutter contre les discriminations et sensibiliser les étudiant-e-s, enseignant-e-s, personnel-le-s.

L’UNEF salue l’initiative des élu-e-s étudiant-e-s de l’Université de Grenoble Alpes qui ont impulsé la mise en place d’une charte contre le sexisme à l’université. Nous souhaiterions que les universités de Toulouse aillent dans ce sens pour lutter durablement contre ces pratiques.

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