La mairie de Toulouse déclare la guerre a la jeunesse : l’UNEF ne se laissera pas faire!

Le 23 juillet dernier, un article est sorti dans la presse (http://actu.cotetoulouse.fr/payer-selon-ses-revenus-dans-les-transports-en-commun-cest-peut-etre-pour-bientot-a-toulouse_16480/) expliquant que la tarification jeune de Tisseo pourrait être supprimée. Alors que le transport est une part importante et obligatoire dans un budget étudiant, la mairie voudrait supprimer la tarification à 10€/mois. Sous prétexte d’une tarification sociale, la mairie voudrait faire reculer les droits des étudiants. Rappelons que M. Jean-Luc Moudenc ne s’est pas engagé à encadrer les loyers, maintenant, c’est aux transports qu’il s’attaque. Ce serait la preuve d’une politique agressive qui viserait à précariser, encore plus, la jeunesse. Rappelons qu’un étudiant sur deux est salarié et que le coût de la vie augmente plus vite pour les jeunes que pour le reste de la population. Le maire de la deuxième ville étudiante de France devrait comprendre cela et agir en conséquence.

L’UNEF Toulouse – Midi-Pyrénées ne peut pas accepter un tel recul de droits étudiants. La tarification sociale reste un moyen de prendre en compte  les revenus des parents et non la situation propre de chaque étudiant. Ce “tarif social” est infantilisant car il oblige les étudiants, encore une fois, à dépendre de leur parents.

En 2009, après que l’ancien maire de Toulouse, Pierre Cohen, ait promis lors de sa campagne électorale la gratuité des transports, mais sans aucune action concrète derrière, c’est toute la jeunesse toulousaine, menée par l’UNEF, qui s’est mobilisée, en envahissant le conseil municipal. L’UNEF a donc obtenu un tarif à 10 euros par mois pour tous les jeunes de moins de 25 ans. Aujourd’hui, l’UNEF n’hésitera pas à mobiliser encore une fois, et ne se privera d’aucun moyen d’action, de la pétition à la grève, pour bloquer toute tentative de hausse du tarif jeune.

Il est inacceptable qu’un tel recul des droits étudiants se fasse. L’UNEF restera mobilisée contre ce tarif et demande un démenti de Jean-Michel Lattes, directeur de Tisseo, et Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse.

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